Homeworks
Mi-septembre.
Récapitulatif :
Ichigo Kurosaki va effectuer sa dernière année au collège de Karakura, lui permettant de revoir ses trois amis et de faire la connaissance d'Inoue Orihime, une nouvelle élève l'occasion de revoir
Kuchiki Byakuya son professeur de maths ayant ôté son masque placide pour une apparence plus amical. Parmi tant de rencontres, deux resterons dans sa mémoire, comme son très séduisant professeur
principal Aizen Sosuke qui lui paraît dès la première impression, arrogant, provocateur, manipulateur, et excellent comédien !
En deuxième, Neliel tu Oderschvank son amie, lui confit une mission de grande envergure : Faire comprendre à son cousin, Grimmjow Jaggerjack, terreur ambulante, ce qu'était la signification des
mots, amitié, douceur… et cetera. Il rencontre Grimmjow le même jour en tombant sur lui sans le vouloir, et parvint à sortir indemne de ses griffes par l'intervention de Neliel. Ichigo, en
seulement deux jours, est partagé entre diverses émotions La gêne envers Byakuya Kuchiki, une certaine tendresse pour son professeur principal…
…et un autre sentiment indescriptible envers Jaggerjack.
De l'amour ?
De la haine ?
Pour le savoir, poursuivons les aventures audacieuses d'Ichigo Kurosaki.
X
X
_ Il vous reste un quart d'heure, alors j'espère que vous avez commencé à recopier au propre…
Aizen s'assit sur sa chaise, tout en surveillant les élèves qui finissaient de peaufiner leur expression écrite. Et bien évidemment, son regard vacillait plusieurs fois sur Ichigo. Depuis
l'incident avec Grimmjow, le roux avait reprit peu à peu de ses forces. Mais toute cette histoire avait suscité l'inquiétude des ses amis, de sa famille, et de lui ainsi que Kuchiki Byakuya. De
l'inquiétude, beaucoup l'ont ressentit. Surtout en entrant dans la chambre d'hôpital, cette maudite odeur d'antiseptique, les gens qui attendaient anxieusement dans les couloirs, les mains
entremêlés. Cette impression horrible de voir le roux dans des vêtements blancs, bandés de partout…et aucune expression lisible.
Pas de froncement de sourcil et les cheveux plus ternes que d'habitude. Aizen ne pourrait pas effacer ce sinistre souvenir, cette affliction si intense qui l'avait frappé avec plus de puissance
que la foudre elle-même. Et encore une fois ça allait contre ses principes, la dépendance. Il ne voulait pas dépendre de quelqu'un, et Kurosaki avait changé cela. Il dépendait d'Ichigo, comme de
ses sautes d'humeurs devenus plus des plaisanteries agréables pour la classe, ses rares sourires, son cœur qui contenait tant d'amour pour son entourage même s'il le cachait sous un masque
d'agacement, et sa loyauté. Tous, le considérait comme une sorte de super héro pour avoir tenu tête à Grimmjow « la terreur » Maintenant Ichigo était respecté. Remontant dans l'estime d'Aizen
comme une flèche, Ichigo avait ce pouvoir étrange de rallier tous le monde sans tenir compte des idéologies différentes de chacun.
Pour en revenir à ce moment là dans la chambre d'hôpital, les amis du roux ainsi que sa famille étaient parti le voir avant lui : Puis, à son tour d'entrer dans la chambre et de voir son frêle
corps bandé et les bruits qu'émettait sa respiration, les rideaux fermés et une faible lumière qui donnait une ambiance plus sombre à l'intérieur de la chambre du blessé. Une sensation l'avait
envahi sur le coup, semblable à une boite se resserrant sur son cœur déjà empreint d'une vive douleur.
Il s'était avancé à petit pas, s'approchant davantage de Kurosaki.
Ce qu'il était beau, paisible. Aucun doute que même au seuil de la mort _ ce qui n'était pas le cas actuellement bien entendu_ le roux conserverait son charme envoutant. Jamais ô grand, jamais !
Il n'avait été attiré par une personne et encore moins par un enfant dont son âge n'atteignait pas même la moitié du sien. Enfin à présent l'attirance était un bien petit mot comparé à ses
véritables sentiments. Depuis avoir réalisé ce fait, il se sentait toujours aussi perdu sur une corde raide.
L'amour.
Un sentiment si…étrange. Ce qu'il savait de l'amour, c'était qu'il ne causait que des tragédies que des malheurs tout autour. L'amour était une faiblesse, un poison qui détruisait le corps et
l'âme, une faille, une source de drames. Pour lui, l'amour aveuglait même les plus forts, l'amour faisait faire des choses absurdes.
_ Kurosaki…
De la pointes de ses doigts il s'était permis de lui toucher sa joue que très légèrement comme si la peau de l'adolescent le brûlait, tout en descendant jusqu'aux lèvres roses de celui-ci. Aizen
souhaitait comme un aliéné les lèvres chaleureuses du garçon tout en sachant pertinemment ce qu'il risquait. A son grand désespoir il avait été attiré comme un aimant et l'avait embrassé
fugacement pour relever la tête de manière brusque. Il l'avait regardé une dernière fois avant de s'en aller.
Regrettait-il son geste ? Lui voler un baiser alors qu'il avait été gravement blessé, oui il regrettait un peu.
Enfin, pour Aizen Sosuke, entamer un débat sur l'amour revenait à l'agacer plus que des paquets de copies à corriger.
Il haïssait ce sentiment et ce qu'il engendrait avec, et ce n'était pas demain qu'il changerait d'avis sur la question.
_ C'est fini, posez vos stylos !
Des gémissements plaintifs et des « Attendez ! » soufflés à la va-vite pour certains firent soupirer Aizen. Il s'approchait des élèves qui tendaient leur copie double avec leur écrit puis la
sonnerie vint les libérer et les élèves rangèrent leurs affaires tous un peu soulagé que le contrôle soit passé. Evidemment, Ichigo finissait d'ajouter la touche finale à son devoir en espérant
ne pas décevoir son professeur.
_ Pffiou… ! J'espère que ça va le faire…
Il se leva et posa son expression écrite sur la pile, et s'empressa de ranger ses affaires.
_ Au revoir ! Lança le roux un peu maladroit.
Son professeur le remarqua mais fit comme si de rien n'était :
_ Au revoir, bonne fin d'après midi Kurosaki.
L'adolescent une fois partit, il referma la porte de sa salle et se préparait à partir. Exceptionnellement, il ne fera pas cours en cette fin de journée il devait se rendre quelque part. Le
pédagogue, bien que totalement saint d'esprit chantonnait dans sa tête un de ses airs qui savaient être retenus ramassant les copies il se permit de jeter un bref coup d'œil sur celle de
Kurosaki. Propre avec une écriture lisible et en italique, et il utilisait un stylo orange pour souligner à la place d'un rouge. Il ne pouvait le lui reprocher, c'était en quelque sorte sa
couleur.
Il eut un ricanement et secoua la tête s'insultant mentalement d'imbécile invétéré.
_ Mais à quoi je pense moi…
Il tourna la tête vers la fenêtre et son regard se perdit dans ce paysage nuageux de septembre. Aizen savait où il allait se rendre, dans un endroit que personne n'oserait imaginer, un endroit
complètement refermé, travaillant dans l'ombre.
Il se ressaisit, enfila son manteau de cuir, ses gants puis s'en suivit d'une pénible étape, celle de calmer l'ardeur de certaines filles. A chaque fois qu'il sortait de sa salle, il entendait
des gémissements « trop mignon ! » ou « trop sexy »…pour être sincère, ça ne le flattait pas au contraire ça l'irritait ! Sosuke ne pouvait être touché que par le pouvoir d'Ichigo, les paroles du
roux étaient assez puissantes pour faire palpiter son cœur.
Je n'ai pas peur…Sosuke…
Il eut un sourire, et partit hors de l'établissement.
X
X
X
Soyko
Une société très riche produisant des jouets pour enfants. Là bas, c'était le paradis du jouet, ceci variaient pour tous les âges allant des peluches pour nourrissons jusqu'aux consoles de jeux
et autres appareils de grande technologie pour les adolescents. Avec plusieurs magasins partout dans le pays. Tous trouvaient leur bonheur et même les adultes prenaient part au jeu. Que dire à
par le fait que cette société faisait d'énorme bénéfices plus les années passaient, ils étaient si reconnus qu'ils exportaient leur marchandise à travers le monde. Il ne faudrait pas avoir le
cran de douter de la puissance de Soyko.
Enfin, ce même bloc cachait bien des choses.
Après les festivités du nouvel an, la société avait fait faillite…pas complètement, mais disons qu'elle était au bord du gouffre et Soyko allait bel et bien disparaître, c'était ce que tout le
monde pensait et craignait. Pourtant, contre toute attente Soyko ne fut pas ruinée…
Il semblerait qu'une solution avait été trouvée pour ne pas mettre la porte sous les verrous.
Licencier des employés ? Non.
Baisser les salaires ? Non.
Augmenter les horaires de travail ? Encore non.
Tout simplement grâce à un prêt. Un groupe au nom inconnu avait été généreux et avait prêté de l'argent pour faire remonter la pente à Soyko. Personne ne savait d'où provenait cet argent, car
pour les petits pions qui travaillaient dans l'entreprise cela ne les regardait pas le moins du monde. Quant aux clients, ils croient encore à un miracle. Mais pour les plus hauts dirigeant, même
si la méthode utilisée pour éviter la banqueroute était certes peu orthodoxe, tant que leur société adorée ne touchait pas le fond, ils se souciaient peu du reste.
Une méthode radicale pour ne pas tomber de très haut et s'écraser.
Mais laquelle ?
X
X
X
_ Dire qu'on était censé rentrer chez nous… Rumina Ichigo.
_ C'est vrai qu'on devait avoir heure de vie de classe…mais comme il était absent la semaine dernière, il a juste
rattrapé son cours ! Insista Orihime.
_ Pff…un maniaque…pour un cours…
Ichigo rangea son carnet puis ils marchaient silencieusement, observant par ci par là les arbres, la mairie qui se situait juste à côté du collège et également le parc avec une vue sur les petits
canards plongeant dans une eau dont ou pouvait douter de l'hygiène.
Ils parlaient de petites broutilles qui les faisaient rires tout de même Inoue essayait de ne pas mettre un sujet épineux sur la table comme le dossier Grimmjow Jaggerjack. En y repensant, le
punk aux allures plus qu'étrange n'avait pas pointé le bout de son nez au collège, et on parlait de moins en moins de lui ces temps-ci. A croire qu'il s'était évaporé dans la nature cependant
cette hypothèse bien que réjouissante pour certains, tombait à l'eau car Neliel affirmait qu'il était toujours en ville.
_ Sinon…Neliel a dit qu'on pouvait aller chez elle ce soir !
_ Vraiment ? Demanda le roux, intéressé.
_ Elle a dit…hum… «Ça vous dirait de venir ? » et aussi elle dit qu'on pourrait faire nos devoirs là bas…elle était de
bonne humeur quand elle m'a proposé l'invitation !
_ Ça cache quelque chose de louche ! Plaisanta l'orangé.
_ Oh…l'important, c'est qu'elle ait repris du poil de la bête…c'est rare de la voir aussi souriante…surtout depuis que
Grimmjo-… ! Heu…
Elle se figea et détourna le regard, jurant contre sa bourde monumental. Personne n'avait prononcé ce nom au risque de blesser le cœur d'Ichigo, mais aussi pour qu'elle ainsi que tous les autres
amis ne ressente ce gouffre dans leur poitrine. Aujourd'hui encore, beaucoup regrettait ne pas avoir été assez fort pour empêcher Ichigo d'être gravement blessé mais ce qui était fait, était fait
et il n'y avait malheureusement aucun moyen de faire machine arrière.
_ Tu as raison…l'important…c'est qu'on puisse tout oublier, et continuer à vivre à notre façon…
_ Ichigo…
_ Moi…je ne peux pas oublier…mais, tant qu'il ne m'arrache pas la vie ni tout ce qui m'entoure…je m'apitoierai pas sur mon sort…
Ichigo affichait une expression heureuse et paisible, peut être qu'il fallait se détendre après tout ça. Grimmjow l'avait humilié, et il devait bien avouer s'être pris la meilleure correction
qu'il n'ait jamais eu dans sa courte vie.
Et pis zut…tant que je revois pas Grimmjow…
_ Sinon...j'pense que c'est ok pour ce soir…tu lui diras ?
_ D'accord…je pense que Shinji sera là et Hiyori…
_ Ha ? Ils ont le temps pour ça ?
_ Ils ne sont pas ensemble si ça se trouve ! protesta la rousse avec certitude.
_ Ouais…peut être…mais et toi ? Ça avance avec le paresseux de la 3ème A ? Ricana avec suffisance Ichigo.
Orihime rougit violemment et tenta d'être convaincante sur ses propos :
_ S-Stark et moi…o-on est…j-juste des amis ! Et puis…il n'est pas paresseux… ! Juste, qu'il aime b-bien d-dormir !
_ Je n'ai rien dit du tout, te mets pas dans ces états… répliqua-t-il avec une moue.
Pas qu'il était jaloux où quoique ce soit, mais lui aussi aspirait avoir une relation amoureuse avec quelqu'un. Pour Grimmjow, il ne voulait plus penser à lui et à son caractère irascible, et
pour Sosuke, il ne voulait rien entendre à part qu'il était son élève, et que c'était son professeur.
C'était monsieur Aizen. Et pas de Sosuke qui tienne ! En plus, il fallait revenir sur terre : un écart de plusieurs années entre eux, un énorme fossé les séparaient ! L'âge était une chose mais
aussi, le fait qu'une relation de ce type serait immorale, sale, cauchemardesque si cela venait à être public. Un scandale qui comme il le savait, ferait saliver toutes les premières pages ! Il
voyait déjà les gros titres : « Acte de pédophilie dans un établissement ! » « Des enfants qui ne sont plus à l'abri des tentations sexuelle ». Et il en passait…
De toute manière, Aizen ne l'aimait pas alors où était le fichu problème dans cette histoire ? Pas de sentiments, pas de regrets c'était aussi simple que ça.
Et Ichigo refuserait de plonger tête la première dans une histoire sordide mieux valait aller en cours normalement comme un élève normal avec des professeurs normaux…enfin, on pouvait se poser
des questions sur ce dernier point. Les professeurs qu'il avait étaient tous un peu…bizarre pour ainsi dire. Ce n'était pas une révélation, ça il s'en était déjà aperçu…
Pour ne pas s'écarter du sujet, donc pour en revenir à Aizen : il y avait un petit truc qui rendait son professeur d'autant plus…étrange ces derniers temps.
Le roux ne l'avait jamais dit à personne car il ne voulait pas passer pour un crétin, mais en classe il y avait ces rares occasions où il pouvait voir le regard perçant de son enseignant
vagabonder, pas seulement vers lui mais également vers les autres élèves là n'était pas le problème bien sûr, mais ce qui le turlupinait, c'était cette lueur de regret et de colère au fond de ses
iris.
C'était dans ces moments là que le roux aurait tout donné pour deviner ce à quoi pensait Aizen.
Enfin…ça ne me regarde pas après tout…
Ichigo, trop perdu dans ces pensés ne vit pas qu'il était arrivé à destination. Il salua son amie :
_ Ça y'est…on se revoit cette aprèm ! Bonne ap'
_ A toi aussi Ichigo !
Depuis un bout de temps il n'avait pas vraiment souri sincèrement, et rentrer à la maison avec ce visage là remplit de joie son père qui le serra dans ses bras _ chose qu'il faisait plus souvent
ces temps-ci pour une raison inconnu_ dès que l'orangé traversa le pas de la porte.
_ Mon fils chéri ! Viens faire un poutou à ton père !
Ichigo n'eut pas le temps d'esquiver, et fut serré par des bras solides.
_ Arrhg ! Lâche-moi, espèce de pieuvre !
_ Le repas est prêêêêêt ! Déclara Yuzu _ Le parfait opposé du roux en terme de caractère_
La pieuvre qui servait Ichigo de père, desserra son emprise sur Ichigo et leva le poing vers le ciel :
_ Ça c'est ma fille ! Ma petite fleur ! Mon ange ! My angel !
Kurosaki soupira et lança un regard plein d'éclairs à son paternel, tout en croisant les bras :
_ T'étais pas censé bosser ? Demanda le roux, sceptique.
_ Tiens, c'était ce que j'allais demander… Maugréa Karin _ Un Ichigo en miniature version fille_ qui sirotait son soda et entamait déjà le déjeuner.
Isshin se frotta l'arrière de la tête :
_ Il n'y a pas vraiment grand monde aujourd'hui…alors j'ai laissé ça à mon assistant…
_ Donc y'a quand même du travail…et…assistant ? C'est nouveau ça…
_ C'est un charmant jeune homme qui travaille et me donne quelques coups de main lorsque la clinique n'est pas débordée…
Sans s'attarder sur le sujet, Isshin se retransforma en l'homme idiot et pleurnichard qu'il était, et se mis à table il en était de même pour Karin et son frère. Ils déjeunèrent avec en fond les
pitreries de leur père toujours à côté de la plaque.
Ichigo ressentit soudain un frisson.
_ Ça va aller fiston ? Ne me dis pas que tu as attrapé froid !
Le jeune homme baissa les yeux un instant, il pouvait deviner un brin d'inquiétude dans la voix de son père.
Avec l'incident au début de l'année…un rien l'inquiète…mais dans ma chambre d'hôpital…c'était la première fois que le voyait aussi triste…la première fois depuis que maman est morte…
_ C'est rien…et puis, si j'ai choppé un truc c'est de ma faute…
_ T'as vu comment tu t'habilles pour aller en cours ? Un de tes pulls…rien que ça… Réprimanda la brune.
_ Je mets c'que j'ai envie d'abord…tant pis pour moi après !
Il regarda sa montre, et continua :
_ De toute façon, faut que j'y aille…
_ Déjà ? Mais tu viens à peine de rentrer ! S'exclama son père en larme.
_ Les retards c'est une heure de colle… ha ! Et pour sortir j'aurais qu'à mettre une écharpe et mon blouson si ça t'inquiète tant…en attendant, mieux arriver tôt qu'être à la bourre…
_ C'est ce qu'il dit à chaque fois…si ça se trouve, il sort exprès à l'avance pour flirter peinard avec sa petite copine…
Lança Karin, neutre.
_ N'importe quoi ! Pesta-t-il, tout rougissant. Et l'image d'Aizen lui collait à la rétine à cet instant, le rendant moins
crédible au fur et à mesure.
L'adolescent une fois calmé, enfila ses converses et son blouson bleu ciel avec l'écharpe orange noué autour du cou, puis retourna vivement vers son père :
_ Ah… ! Au fait j'allais oublier, Neliel m'invite ce soir…tu m'autorises ?
Le visage d'Isshin s'assombrit :
_ Pour ?
_ Oh…pour faire nos devoirs ensemble…
Son père soupira, et accorda son feu vert :
_ C'est d'accord…mais à vingt heure, tu es là…et je ne veux pas que ça dérape…
_ Merci…t'inquiète ! Il n'y a rien qui puisse m'arriver…tu te souviens pas ? Je suis immunisé contre le danger ! Bon, je monte prendre mes affaires et j'y go !
Une fois chose faite, il salua sa famille et sortit.
Il entama une longue marche menant au collège, et croisait des voisins auxquelles il faisait ses salutations, puis un livreur très particulier avec qui il appréciait taper la causette de temps à
autre.
_ Bonjour Shuuhei ! Héla le collégien.
_ Bonjour Ichigo !
Hisagi Shuuhei, âgé d'une vingtaine d'année, travaillant comme livreur pour l'entreprise Soyko. Ichigo le connaissait car il appréciait vraiment les jouets produit par Soyko, il possédait une
peluche en lion que sa défunte mère lui avait acheté lorsqu'il était enfant. De ce fait, il voyait Hisagi faire plusieurs livraisons dans le quartier, alors il avait appris à la connaitre et à
devenir ami avec lui.
Il avait les cheveux ébène court avec un soixante-neuf tatoué sur la joue gauche, et trois cicatrices parallèles sur la joue droite, ressemblant à une sérieuse griffure, seulement il ne lui avait
jamais posé la question à ce sujet. Et il était bel homme, une silhouette qu'il pouvait deviner être très tonique à travers son uniforme blanc et rouge.
Et inévitablement, son esprit lui susurrait de manière narquoise que personne ne pourrait rivaliser avec Sosuke ou Grimmjow.
Il vit plusieurs paquets dans le camion du brun :
_ Hé ben…c'est jour de fête pour vous…tu vas distribuer tout ça…y'a eu plusieurs commandes…
_ En fait, à part ce paquet le reste est pour une autre maison !
_ V-vraiment ? Je me demande qui commanderait autant de jouets…
_ Je ne pense pas que tu le connaisses…mais, bon je sais que tu ne le diras à personne…
Ichigo eut un petit sourire :
_ Toute cette confiance, c'est louche Monsieur Hisagi !
_ Arrête ! J'ai l'impression de prendre vingt ans en plus quand tu m'appelles comme ça…
L'homme vérifia son bloc note et prononça le nom d'une personne qui finalement n'était pas si inconnu que ça.
_ Hum…c'est là première fois que ce mec commande chez nous en fait…c'est bizarre mais mon rôle c'est livrer, pas suspecter…Alors, il s'appelle…Aizen Sosuke…
Les yeux d'Ichigo devinrent ronds comme des billes, puis son rythme cardiaque commençait à devenir de plus en plus irrégulier il était en sueur, paralysé…
_ Hé ! Ichigo…ça va pas ? T'as pas l'air dans ton assiette…
Ichigo essaya de respirer normalement, et il posa la question suivante :
_ Dis moi…ces jouets, c'est quel genre… ?
Hisagi retira sa main de l'épaule du roux avec réticence et fixa ses notes tout en remontant sa casquette.
_ De quel genre… ? Bah, c'est presque tous des jouets et accessoires pour bébé…J'te pari que c'est pour un nouvel évènement…Ce mec doit non seulement être bourré de fric, mais il sait combler sa
belle !
Ichigo déglutit avec difficulté tandis qu'Hisagi continua inquiet :
_ T'en fait une drôle de tête…tu le connais ?
Le collégien secoua la tête :
_ J-Jamais entendu parler…Bon, je dois aller en cours ! A plus !
Il déguerpit, laissant Shuuhei perplexe.
_ Il est bizarre aujourd'hui…
Il remonta une énième fois sa casquette et reprit ses activités.
X
X
X
Aizen Sosuke rentra dans un immense gratte-ciel, se sentant au contraire comme chez lui lorsqu'il rentra dans le bâtiment, mains dans les poches.
_ Bonjour Monsieur !
_ Mes respects Monsieur.
Il restait de marbre face aux salutations des secrétaires et continuait son chemin vers un ascenseur. Tout ici était propre et bien entretenu, la moquette était impeccable, les vitres également
où l'on pouvait voir son reflet, les éclairages donnaient du ton partout dans ces couloirs.
Une fois sortit, il retira ses mains et fit tomber une bague.
Un objet qu'il regardait avec mépris, mais qu'il ramassa même si son cœur rejetait l'anneau. En le fourrant dans sa poche, il remarqua qu'il n'y avait pas un chat tout simplement parce que cet
étage n'était réservé qu'aux plus haut gradé de la société.
Il ouvrit une immense porte, où un homme se tenait avec un sourire horrible.
Tout à l'heure nous avions évoqué un groupe ayant prêté de l'argent, mais on ne savait pas d'où il provenait.
Si l'on vous disait que ce groupe se faisait de l'argent grâce…à la prostitution ?
xxxxxxxxxx
@++++ les chous ^^ je m'en vais réviser ^^
Derniers Commentaires